dimanche 4 mai 2014

Webquest: Notre-Dame de Paris

Webquest pour travailler et faire des recherches en petits groupes sur:
  • la cathédrale Notre-Dame de Paris
  • le roman de Victor Hugo qui raconte l'histoire de la belle Esméralda et Quasimodo le bossu, le sonneur de cloches de la cathédrale
  • le musical et les films qui se sont inspirés de l'oeuvre de Victor Hugo

Inscription sur la tour de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Inscription: mur de la tour de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu,  voilà le préface du roman de Victor Hugo où l'auteur raconte comment il s'est inspiré d'une inscription gravée sur une des tours de la cathédrale pour écrire son roman:

PRÉFACE 

Il y a quelques années qu'en visitant, ou, pour mieux dire, en furetant Notre-Dame, l'auteur de ce livre trouva, dans un recoin obscur de l'une des tours ce mot, gravé à la main sur le mur: 

AΝΑΓΚΗ[1]. 

Ces majuscules grecques, noires de vétusté et assez profondément entaillées dans la pierre, je ne sais quels signes propres à la calligraphie gothique empreints dans leurs formes et dans leurs attitudes, comme pour révéler que c'était une main du moyen âge qui les avait écrites là, surtout le sens lugubre et fatal qu'elles renferment, frappèrent vivement l'auteur. 

Il se demanda, il chercha à deviner quelle pouvait être l'âme en peine qui n'avait pas voulu quitter ce monde sans laisser ce stigmate de crime ou de malheur au front de la vieille église. Depuis, on a badigeonné ou gratté (je ne sais plus lequel) le mur, et l'inscription a disparu. Car c'est ainsi qu'on agit depuis tantôt deux cents ans avec les merveilleuses églises du moyen âge. Les mutilations leur viennent de toutes parts, du dedans comme du dehors. Le prêtre les badigeonne, l'architecte les gratte, puis le peuple survient, qui les démolit. 

Ainsi, hormis le fragile souvenir que lui consacre ici l'auteur de ce livre, il ne reste plus rien aujourd'hui du mot mystérieux gravé dans la sombre tour de Notre-Dame, rien de la destinée inconnue qu'il résumait si mélancoliquement. 
L'homme qui a écrit ce mot sur ce mur s'est effacé, il y a plusieurs siècles, du milieu des générations, le mot s'est à son tour effacé du mur de l'église, l'église elle-même s'effacera bientôt peut-être de la terre. 

C'est sur ce mot qu'on a fait ce livre. 

Février 1831.

TRADUCTION À L'ESPAGNOL:

Cuando hace algunos años el autor de este libro visitaba o, mejor aún, cuando rebuscaba por la catedral de Nuestra Señora, encontró en un rincón oscuro de una de sus torres, y grabada a mano en la pared, esta palabra:


'ANAGKH (Esta palabra griega que significa «fatalidad» será utilizada posteriormente por Víctor Hugo como título del capítulo IV del libro VII)

Aquellas mayúsculas griegas, ennegrecidas por el tiempo y profundamente marcadas en la piedra, atrajeron vivamente su atención. La clara influencia gótica de su caligrafía y de sus formas, como queriendo expresar que habían sido escritas por una mano de la Edad Media, y sobre todo el sentido lúgubre y fatal que encierran, sedujeron, repito, vivamente al autor.

Se interrogó, trató de adivinar cuál podía haber sido el alma atormentada que no había querido abandonar este mundo sin antes dejar allí marcado (en la frente de la vetusta iglesia) aquel estigma de crimen o de condenación. Más tarde los muros fueron encalados o raspados (ignoro cuál de estas dos cosas) y la inscripción desapareció. Así se tratan desde hace ya doscientos años estas maravillosas iglesias medievales; las mutilaciones les vienen de todas partes tanto desde dentro, como de fuera. Los párrocos las blanquean, los arquitectos pican sus piedras y luego viene el populacho y las destruye.

Así pues, fuera del frágil recuerdo dedicado por el autor de este libro, hoy no queda ya ningún rastro de aquella palabra misteriosa grabada en la torre sombría de la catedral de Nuestra Señora; ningún rastro del destino desconocido que ella resumía tan melancólicamente.

El hombre que grabó aquella palabra en aquella pared hace siglos que se ha desvanecido, así como la palabra ha sido borrada del muro de la iglesia y como quizás la iglesia misma desaparezca pronto de la faz de la tierra.

Basándose en esa palabra, se ha escrito este libro.

Marzo de 1834


 Et voilà aussi un extrait du chapitre IV, livre VII, qui a pour titre "ANAGKH" (Fatalité, en grec) et où Victor Hugo décrit comment Claude Frollo, l'archidiacre de la cathédrale a gravé le mot sur la pierre du mur:

IV
ANAGKH 

...
Et il jeta le marteau avec colère. Puis il s'affaissa tellement sur le fauteuil et sur la table, que Jehan le perdit de vue derrière l'énorme dossier. Pendant quelques minutes, il ne vit plus que son poing convulsif crispé sur un livre. Tout à coup dom Claude se leva, prit un compas, et grava en silence sur la muraille en lettres capitales ce mot grec: 
[GREEK: ANANKÊ] 
«Mon frère est fou, dit Jehan en lui-même; il eût été bien plus simple d'écrire Fatum[92]. Tout le monde n'est pas obligé de savoir le grec.» L'archidiacre vint se rasseoir dans son fauteuil, et posa sa tête sur ses deux mains, comme fait un malade dont le front est lourd et brûlant.
...

TRADUCTION À L'ESPAGNOL:

IV
ANAGKH 
 ...
Y lanzó el martillo con gran cólera. Después se arrellanó de tal forma en el sillón y se apoyó de tal manera en la mesa que Jehan no conseguía verle tras el respaldo y durante algunos minutos sólo veía su puño convulsivo y crispado sobre el libro. De pronto, dom Claude se levantó, cogió un compás y en silencio grabó en letras mayúsculas esta palabra griega 'ANAGKH
-Mi hermano está loco -se dijo Jehan a sí mismo-. Habría sido mucho más sencillo escribir Fatum. No todo el mundo ha de conocer el griego. 
El archidiácono volvió a sentarse en su sillón y apoyó su cabeza en ambas manos, como hace un enfermo que siente la cabeza pesada y con fiebre. 
...

Le roman est disponible en français sur:
http://www3.universia.com.br/conteudo/literatura/Notre_dame_de_paris.pdf
Le roman est disponible en espagnol sur:

Après cette introduction on peut déjà commencer à travailler avec la webquest. Là-voilà, bon courage!!



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